Histoires et historique du village

 

Entre les Chamaillots de Chamery, les Malentends de Sacy, les Cahous de Villedommange, viennent les Potés d'Ecueil (appelés aussi plus récemment les Ecureuils).

Pourquoi les Potés ??? c'est Jean Valentin de Sacy qui nous donna l'explication: "Comment, vous ne savez pas cela !! c'est parce que vous avez toujours le pot..., vous ne gelez pas, vous ne grêlez pas, vous récoltez toujours bien..".

 

 

 

  Le nom d'Ecueil proviendrait du germanique SKUL du temps des Francs au 3ème siècle de notre ère. Mais le village existait depuis fort longtemps, on a retrouvé des traces d'habitat remontant à l'ère Campinienne, 5 à 8000 ans avant Jésus Christ.

Le nom devient ESCUEIL au moyen age pour devenir ECUEIL l'orthographe actuelle avec un tréma sur le premier E. Il semble que toute la région rémoise devint rapidement Franque et germanophile alors que la vallée de la Marne parlait toujours le Celte.

 

Par la Charte de Beaumont, Thibault IX de Champagne concéda à Ecueil et à Fismes la liberté d'élire un maire et des échevins conformément aux stipulations de la Charte de Soissons (1227).

Ecueil devient donc avec 6 autres localités de Champagne et avant Reims, une commune.

 

A partir de cette même époque, une seigneurie existe à Ecueil qui englobe en partie la région de Chamery à Bligny.

L'archevêché de Reims, de même que les abbayes de la région gardent leur pouvoir sur leurs propriétés, mais ne semblent ne rien posséder à Ecueil.

le hameau de Belloye
le hameau de Belloye

 

Au 17ème siècle, le village comptait 86 feux, principalement des vignerons et laboureurs, ainsi que de nombreux artisans.

A cette époque il y avait 6 hameaux ou dépendances d'Escueil dont des maisons près de l'église actuelle, le hameau de Bellevue qui se situait sur l'ancienne route de Chamery au dessus des Gillys actuels, ainsi que Belloye.

 

Simon nait à Reims le 7 mai 1723 et hérite de sa mère Elisabeth Blervache le domaine de Belloye. Simon Clicquot  Blervache meurt à Ecueil en son domaine le 31 juillet 1796. Il repose dans l'église d'Ecueil.

Sous Louis XV, il fut nommé inspecteur général des manufactures et du commerce, et a laissé de nombreux ouvrages qui font encore actualité.

Son neveu François Clicquot fut marié à Nicole Ponsardin et mourut prématurément à 31 ans. Il avait développé un commerce de vins de Champagne, ce qui devient dés lors le Champagne Veuve Clicquot.

 

 

La seigneurie d'Ecueil et Simon Clicquot Blervache.

la cathédrale de Reims
la cathédrale de Reims

Il n'était pas le seigneur d'Ecueil puisqu'en 1580 cette seigneurie revint au Chapître de la Cathédrale, mais il résidait en son château à Ecueil. On ne sait pas le localiser aujourd'hui. Il fut démoli pendant les guerres de Napoléon. On en avait la preuve par un boulet de canon resté fiché au coin gauche d'une fenêtre de la maison de Belloye, qui était disait-on la maison des serviteurs.

Celle ci fut démolie en 1973.

Il restait de cette seigneurie un avantage pour les gens d'Ecueil: l'estimation d'une mesure de surface: "l'hommée" (qui correspond à ce qu'un homme pouvait faire par jour en bêcherie dans les vignes en foule).

A Ecueil, 4 ares 07. Ailleurs 3 ares 97. Et on sait que l'impôt était calculé sur l'hommée.

 

 

Un crime horrible

 

En 1896 eut lieu dans le village un horrible crime, fort peu connu et qui semble avoir été longtemps la honte du village (c'était motus et bouche cousue). Sissite de son vrai prénom Alice, 17 ans, seule fille encore vivante sur les 6 filles d'un malheureux couple de vignerons du village, fut, par jalousie, tuée d'un coup de fusil par son "amant" de 63 ans, charpentier dans le village. Celui-ci fut condamné à mort 2 mois aprés les faits, mais ne fut jamais exécuté. Les maisons du crime et du criminel existent toujours.

La variété des métiers

Le maréchal-Ferrand: Famille Janin. Le charron: Famille Viet et Paris. Le maçon: Famille Lemoine. Le Bourrelier: Mr Lamy. Le tonnelier: Mr Letoffé. Le cordonier: Mr Varoquier. L'employé d'Etat: Mr Stimbach. Les charpentiers: Mrs Anot et ensuite Rion.

Le meunier: Famille Eliet et aussi 2 épiceries- café: Mme Janin et Capron pour Goulet Turpin et Alimentation Rémoise.

Le moulin

 

Le moulin en bois, comme ceux de Bezannes et des Mesneux, devait être à peu prés identique à celui de Valmy, qui est actuellement en place. Il se situait sur la butte, à droite de la route actuelle de Villers aux noeuds, à environ 200 mètres aprés la dernère maison du lotissement de La Garenne.

Toutes les surfaces de la butte et aux alentours appartenaient au meunier qui devait certainement les entretenir vierge de tout arbre pouvant freiner les vents.

Il a moulu du blé jusqu'en 1871. Les derniers meuniers officiant semblent être Nicolas Eliet puis son père Arthur Eliet. Le fils de ce dernier, Honoré Eliet a continué le métier sur l'un des tout nouveaux moulins mécaniques à eau à Cumières. Aprés 1871, le moulin, abandonné, s'est vite dégradé, car l'acquisition de domaine par Hippolyte Leroy Philippart en 1890 n'en fait plus mention.

 

 

 

Merci à Michel MAILLART.

INFORMATIONS.

INFO:

“ENEDIS (ERDF) procèdera au changement des compteurs électriques au cours du 2ème semestre 2017.”

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